Migrants, enfants des rues et autres minorités seront intégrés dans la vaccination anti-covid

C'est la bonne nouvelle du week-end, la vaccination va être ouverte aux migrants sans-papiers, aux enfants des rues, aux enfants non scolarisés... Une réflexion, est en cours, pour résoudre le problème d'identification.

Photo d'illustration: Début de la vaccination des élèves de 12-17 ans. Ph. MAP

Migrants, enfants des rues et autres minorités seront intégrés dans la vaccination anti-covid

Le 17 octobre 2021 à 17h16

Modifié 18 octobre 2021 à 8h34

C'est la bonne nouvelle du week-end, la vaccination va être ouverte aux migrants sans-papiers, aux enfants des rues, aux enfants non scolarisés... Une réflexion, est en cours, pour résoudre le problème d'identification.

L’épidémie de Covid aura permis de se rendre compte de l’importance des études de population, sur tous les plans, démographie, santé, revenus… Souvent, le Maroc a dû faire des estimations des groupes de population ciblés à telle ou telle étape.

Le Maroc a commencé, conformément aux recommandations de l’OMS, par les front-liners, les forces de sécurité et le personnel des administrations indispensables telles que les finances. Ensuite, il a ciblé les personnes âgées et/ou ayant des comorbidités; donc les plus vulnérables. De tranche d’âge en tranche d’âge, on est descendus jusqu’aux 12 ans. Là, on se rend compte qu’il existe de petits groupes, qui ont été en quelque sorte laissés-pour-compte.

La circulaire n°66 du ministre de la Santé, diffusée le samedi 16 octobre, annonce l’intégration dans la campagne de vaccination:

des enfants en situation de handicap ; ceux non scolarisés, les migrants et les enfants en conflit avec la loi…

-des personnes non vaccinées pour des raisons médicales dans les CHU, les CHR (centre hospitalier régional) ou les CHP (centre hospitalier provincial). La circulaire 66 du 16 octobre ne précise pas de quelles raisons médicales il s’agit. Mais la circulaire du 24 juin 2021 citait les personnes, présentant par exemple des antécédents de réaction allergique systémique grave, tels que le choc anaphylactique ou l’œdème de Quincke ; faisant craindre un risque de réaction allergique grave après administration du vaccin. La vaccination ne pouvait donc se faire que dans un milieu médical bien surveillé. Jusqu’à présent, à notre connaissance, seul le CHU de Rabat, leur prodiguait la vaccination.

La circulaire du 24 juin expliquait, déjà, que les situations ci-dessous ne constituent pas une contre-indication à la vaccination :

  • les réactions allergiques aux produits de contraste iodés (utilisés en imagerie médicale), les allergies aux médicaments (la pénicilline, l’aspirine ou l’ibuprofène, les anesthésiants…), les allergies au latex ;
  • les antécédents de réactions allergiques aux insectes, venin d’hyménoptères (abeille, guêpe, frelon), aux allergies inhalées (acariens, pollen, squames d’animaux, moisissures) et aux aliments ;
  • les personnes souffrant d’urticaire chronique ou d’angio-œdème ;
  • les personnes souffrant de rhinites, conjonctivites, asthme, eczéma de contact ;
  • les personnes ayant une allergie aux pneumallergènes ;
  • les personnes ayant des antécédents familiaux allergiques, y compris d’anaphylaxie.

Les femmes enceintes ont été, également, intégrées à la campagne de vaccination.

Les autres catégories non vaccinées sont essentiellement celles qui posent un problème d’identification. Selon nos sources, elles n’ont pas été « laissées-pour-compte », dans le sens où elles auraient été abandonnées à leur sort ou marginalisées. Il s’agit uniquement d’un problème d’identification, la volonté du Maroc était de vacciner toutes les personnes se trouvant sur son sol, quel que soit leur statut, à condition d’être âgées de 12 ans et plus.

Le problème d’identification n’est pas anodin: il s’agit d’être sûr de l’identité, car il y va de la crédibilité du pass vaccinal délivré par le Maroc.

Parmi ces catégories posant un problème d’identification, citons les enfants des rues, les enfants non scolarisés et les migrants sans résidence légale au Maroc. Parmi les laissés-pour-compte, les enfants en situation de handicap.

Aujourd’hui, « nous travaillons sur cette question d’identification », pour donner à chaque personne un identifiant unique, nous confirme une source sûre. Notre source fait allusion à toutes ces catégories, à commencer par les migrants sans-papiers (évalués à 30.000) et les enfants des rues.

Des associations ont été invitées à dresser des listes de personnes éligibles et faisant partie de ces catégories. A notre connaissance, cette piste n’a pas encore abouti à un système opérationnel. Il faut rappeler aussi que la programmation préalable n’est plus exigée pour se faire vacciner, ni les conditions de domicile.

Environ 30.000 migrants sans-papiers n’ont pas pu se faire vacciner au Maroc

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