Elections 2021 : Le PAM dévoile les grandes lignes de son programme électoral

6% de croissance, 8,5% de chômage et 820.000 emplois à l'horizon 2026, tels sont les chiffres avancés par le PAM dans son programme électoral pour les législatives du 8 septembre. Voici les mesures sur lesquelles compte le parti pour réaliser ces objectifs

Elections 2021 : Le PAM dévoile les grandes lignes de son programme électoral

Le 11 août 2021 à 20h40

Modifié 11 août 2021 à 20h40

6% de croissance, 8,5% de chômage et 820.000 emplois à l'horizon 2026, tels sont les chiffres avancés par le PAM dans son programme électoral pour les législatives du 8 septembre. Voici les mesures sur lesquelles compte le parti pour réaliser ces objectifs

Lors d’une cérémonie retransmise ce lundi 9 août sur sa page Facebook, le PAM a annoncé ses engagements pour les prochaines élections législatives. Se voulant être en cohérence avec les orientations du rapport sur le nouveau modèle de développement, il se base sur deux niveaux. Le premier concerne la gouvernance à travers la réforme de l’administration, l’éducation, la santé et la justice. Le deuxième vise le renforcement de l’économie nationale.

Sur le plan macro-économique, le PAM s’engage à l’horizon 2026 à atteindre un taux de croissance économique de 6%, un taux de chômage de 8,5% et de créer 820.000 emplois.

Le programme économique se base ainsi sur trois principes : la convergence des politiques publiques, l’évaluation de la performance et enfin l’approche participative avec les acteurs compétents.

Ci-dessous, les principales mesures présentées par le principal parti d’opposition dans son programme électoral :

La gouvernance

– Moderniser le secteur public à travers la transformation digitale.

– Élargir les mécanismes de contrôle pour intégrer la performance et l’efficacité de l’action gouvernementale.

– Revoir les statuts des autorités de régulation et notamment les règles de délégation des prérogatives qui y sont relatives.

– Mettre en place un cadre référentiel pour l’élaboration des politiques publiques afin d’en assurer la cohérence et créer une agence dédiée au suivi des grands projets.

– Accélérer le projet de restructuration des établissements et des entreprises publiques à travers des contrat-programmes assurant la cohérence avec la vision globale.

La fiscalité

– Créer une agence indépendante de la direction générale des impôts et du ministère des finances, afin d’assurer l’indépendance de la politique fiscale.

– Encourager l’intégration fiscale afin de lutter contre l’évasion fiscale.

– Rendre obligatoire de faire une déclaration du patrimoine et de fournir un justificatif de paiement des impôts annuellement.

L’industrie

– Encourager la recherche et l’innovation.

– Encourager l’industrie à forte valeur ajoutée.

– Renforcer la compétitivité de l’industrie nationale à l’échelle continentale et internationale.

– Mener des investissements exclusivement publics ou en partenariat avec le secteur privé dans des industries stratégiques souveraines, comme l’industrie pharmaceutique et de matériel médical.

– Accompagner les industries historiques du Royaume pour améliorer leur compétitivité et encourager leur montée en gamme.

– Encourager le transfert de technologie dans les métiers mondiaux du Maroc en incluant les grands groupes marocains dans le cadre de contrat-programmes .

– Créer des pôles de compétitivité régionaux spécialisés et mobilisant des partenariats public-privés y compris avec les communes territoriales et les universités

– Créer des banques régionales qui auront pour mission d’investir dans le développement des régions en partenariat avec le fonds Mohammed VI pour l’investissement

Le tourisme

– Lancer un programme de sauvetage d’urgence pour éviter les faillites et préserver les emplois dans ce secteur qui souffre des répercussions de la crise sanitaire.

– Rééchelonner les dettes des entreprises du secteur sur cinq ans à partir de 2023.

– Développer le positionnement de Marrakech en tant que smart city.

– Améliorer l’offre et l’image touristique d’Agadir.

– Renforcer l’offre des destinations de courte durée “city break” comme Fès, Meknès et Tanger.

– Développer la marketing digital de la destination Maroc.

L’agriculture

Pour le PAM, ce secteur connaît beaucoup de dysfonctionnements à savoir la baisse de 50% du rendement du blé  par hectare, la perte d’emplois dans le secteur chaque année.

– Soutenir la spécialisation territoriale en matière d’agriculture

– Renforcer le positionnement des produits traditionnels marocains parmi les produits du pourtour méditerranéen

– Optimiser la consommation des ressources en eau pour lutter contre le stress hydrique et améliorer les rendements

– Rendre le système de soutien aux investissements agricoles plus équitable

– Adapter le programme Intelaka à l’agriculteur, en simplifiant les procédures et en offrant l’accompagnement technique

– Octroyer des crédits de 100.000 DH sans intérêts pour les petits projets agricoles à destination des jeunes issus du monde rural en situation de chômage

– Soutenir les domaines agricoles de petite et moyenne surfaces

– Soutenir le transfert du savoir-faire entre les générations

– Lutter contre la migration vers les villes

La pêche maritime

– Soutenir la recherche scientifique pour la préservation des ressources maritimes et leur développement durable.

– Développer la marque Made In Morocco en partenariat avec les professionnels du secteur.

– Lutter contre la précarité pour les employés du secteur.

L’éducation

– Soutenir le plan national de développement de l’enseignement préscolaire, à travers la création de 9000 nouvelles classes par an et son intégration à l’enseignement primaire.

– Instaurer un plan pour l’amélioration du statut de l’enseignant tant au niveau matériel que moral.

– Mettre en place un système de soutien scolaire au sein des établissements pour lutter contre le décrochage scolaire.

– Généraliser les cantines et les internats dans les écoles du monde rural et des zones périurbaines.

– Généraliser les allocations sociales pour les familles des élèves en nécessité jusqu’au baccalauréat, en se basant sur les données du registre social unique.

La santé

– Valoriser le statut des professionnels de la santé en améliorant leurs conditions de travail et mettre en place un système de récompense basé sur le rendement.

– Externaliser quelques services au secteur privé, afin d’adapter l’offre à la demande et optimiser les investissements public dans le domaine de la santé.

– Créer des procédures spéciales pour les ayants droit pour qu’ils n’aient pas à payer en avance les soins de santé couverts par l’AMO.

– Faire bénéficier les détenteurs de la carte Ramed et de l’AMO de l’accès aux services du secteur privé, la différence du prix étant payé le budget de l’Etat.

– Transférer les hôpitaux de la CNSS au secteur public en préservant les droits de tous leurs employés.

La femme et les jeunes

– Rendre l’égalité homme-femme un principe transversal qui se traduit dans toutes les politiques publiques.

– Mener à bien le projet de la protection sociale et l’accès prioritaire aux services médicaux au profit des jeunes.

– Proposer une offre de formation professionnelle adaptée.

– Octroyer une prime de formation de 1500 DH sur 6 mois pour le recrutement des nouveaux diplômés des universités.

– Renforcer le soutien à la création d’entreprises pour les jeunes.

Le programme du PAM et le nouveau modèle de développement

S’exprimant sur le nouveau modèle de développement produit par la commission spéciale pour le modèle de développement, Abdellatif Ouahbi déclare que « ce modèle dans lequel on a contribué mérite qu’on y adhère et qu’on participe à sa mise en œuvre». 

« Aucun des modèles de développement précédents n’était aussi global et complet. Aucun des modèles précédents n’était basé sur les consultations et sur la participation des différents acteurs civils, comme c’est le cas aujourd’hui. Ils étaient au contraire imposés d’en haut » ajoute-t-il.

Il poursuit : « Si c’est l’Etat qui a mené les consultations publiques et le débat sur le nouveau modèle de développement, c’est parce que l’Etat est un acteur central de la politique au Maroc. Cela prend ses sources dans les caractéristiques historiques propres du Maroc comme nation. L’Etat a toujours été un acteur principal dans tous les programmes de réformes qu’a connu le Maroc. Le rôle de l’Etat a toujours été décisif ».

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