Testé positif au Covid-19? voyez un médecin sans attendre, évitez l’automédication

L’épidémie Covid-19 ne semble pas vouloir connaître de répit. Au contraire, on assiste à une montée en puissance de la courbe épidémique, dont le pic des cas positifs a dépassé les valeurs enregistrées lors de la vague précédente, contraignant le système de santé à un retour « en tension ». Médias 24 vous présente dans ce papier le processus à suivre par les personnes testées positives, pour une prise en charge rapide et à temps.

Testé positif au Covid-19? voyez un médecin sans attendre, évitez l’automédication

Le 6 août 2021 à 14h15

Modifié 6 août 2021 à 15h25

L’épidémie Covid-19 ne semble pas vouloir connaître de répit. Au contraire, on assiste à une montée en puissance de la courbe épidémique, dont le pic des cas positifs a dépassé les valeurs enregistrées lors de la vague précédente, contraignant le système de santé à un retour « en tension ». Médias 24 vous présente dans ce papier le processus à suivre par les personnes testées positives, pour une prise en charge rapide et à temps.

Vous êtes testé positif au Covid? Ou l’un de vos proches l’est ?

Un seul conseil: voyez un médecin, ne faites pas d’automédication.

Faites-vous tester vite si vous avez un doute. Mieux vaut un test négatif qu’une prise en charge en retard.

Et si le test est positif, voyez un médecin le plus vite possible.

Quel médecin choisir?

-un médecin généraliste ou spécialiste du secteur privé.

ou

-un médecin du secteur public.

Si vous optez pour le public, sachez que tous les hôpitaux des préfectures et des provinces ont créé un hôpital de jour pour traiter le Covid. Cela signifie que vous pouvez vous y rendre pour une consultation ou une prise en charge sans y passer la nuit.

Parfois, des villes ont créé un système de dispatching à partir d’un seul point: à Marrakech, ce sont les urgences de l’hôpital Mamounia. A partir de ce point, se fait le tri pour hospitalisation, réanimation ou prise en charge à domicile.

>La situation épidémique:

Contactés par nos soins, deux professeurs connus, dont l’un est également membre du comité scientifique, nous ont simplifié le processus à suivre lorsqu’une personne est testée positive au Covid-19.

L’un d’eux estime que « concernant nos structures hospitalières, cette troisième vague épidémique n’a pas bien choisi son rendez-vous, car elle frappe en pleines vacances estivales, au moment où s’accroît la circulation humaine, avec tout ce qui en découle comme dégâts », notamment un risque plus élevé de contamination. « Heureusement que la compagne de vaccination en cours participe à limiter l’incidence des cas graves et contribue relativement à la diminution des décès ».

Cette situation nécessite une prise en charge rapide et à temps, pour éviter notamment d’éventuelles admissions dans les services de réanimation et de soins intensifs, déjà saturés dans les grandes villes.

Si votre test est positif, consultez un médecin sans attendre

« Le comité scientifique du ministère de la Santé à mis à disposition des praticiens un protocole thérapeutique unique et validé par les instances scientifiques nationales, qui est appliqué partout dans les structures publiques. Donc si un patient présente des signes en faveur d’une infection susceptible d’être liée au Sars-Cov-2 et/ou après avoir été en contact étroit avec un cas confirmé positif, il doit se présenter au centre médical le plus proche, ou chez son médecin traitant, qui le fera tester et l’orientera en fonction du résultat obtenu », nous confie l’un de nos deux interlocuteurs requérant l’anonymat.

« Certaines structures privées peuvent également prendre en charge les cas Covid-19, depuis la consultation jusqu’à l’hospitalisation des cas sérieux. Il est toutefois recommandé de les appeler au préalable et prendre rendez-vous, pour éviter l’encombrement des salles d’attente, source de contamination » souligne-t-il.

Said Moutaouakil, professeur de réanimation, confirme. «Lorsqu’une personne est testée positive et présente des signes cliniques, c’est-à-dire des maux de tête, ou un écoulement nasal, la toux ou une asthénie (une fatigue générale), elle doit absolument consulter un médecin».

«Cette personne peut ainsi consulter le médecin de famille, ou encore un médecin généraliste ou spécialiste, dans le secteur public ou dans le secteur libéral, destiné à suivre les patients qui ont le Covid, qui va évaluer sa situation clinique. Le patient peut également se diriger vers le centre de santé le plus proche de chez lui ».

«Le médecin va chercher les signes cliniques chez le patient, et son degré d’atteinte, c’est-à-dire, si la personne est atteinte de manière légère, moyenne ou assez importante, avec des répercussions sur la fonction respiratoire ».

Symptômes légers: suivi et isolement à domicile

« En définitive, quels que soient les signes développés par un patient, ce dernier doit consulter un médecin, qui va soit le suivre à domicile, soit l’orienter vers une structure hospitalière, selon son degré d’atteinte », souligne Pr. Moutaouakil.

« Si le médecin juge que les signes cliniques sont légers, le patient doit s’isoler chez lui, et suivre le traitement qui lui a été prescrit. Le médecin peut le suivre à domicile, ou à travers des visites dans le centre hospitalier où il exerce. Le suivi peut également se faire dans le centre de santé de la zone du patient ».

Dans son manuel des procédures de veille et de riposte, la direction de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies, relevant du ministère de la Santé, indique que « sont pris en charge à domicile les cas asymptomatiques ou symptomatiques bénins, sans aucun facteur de risque. »

Notre autre interlocuteur précise pour sa part que « l’isolement est obligatoire pendant au moins 7 jours à partir du début des symptômes et jusqu’à 48 heures après la fin de la fièvre, même si le patient est complètement vacciné, que ça soit à domicile ou en milieu hospitalier. Il est important au cours de cette période d’isolement, d’éviter le contact avec les personnes vulnérables et de porter un masque pour ne pas contaminer les proches vivant sous le même toit ».

« Les personnes avec lesquelles le patient a été en contact proche seront jointes par la cellule de veille sanitaire Covid-19 pour le suivi épidémique. Si le patient est suivi à domicile, il devra suivre à la lettre les prescriptions de son médecin et ne pas multiplier les re-consultations médicales et paramédicales. Il existe un seul protocole thérapeutique validé par le comité scientifique du ministère de la Santé et ce genre de conduite ne font que propager le virus ».

« La plupart des cas positifs sont des cas légers qui peuvent se rétablir chez eux, il faut juste respecter quelques consignes bien spécifiques :

  • Rester chez soi, sauf pour les soins médicaux urgents, ou en cas d’aggravation de votre état, ou encore si vous ne vous sentez pas en sécurité chez vous;
  • Porter un masque facial si vous devez quitter votre domicile, ou si vous êtes dans une pièce avec d’autres personnes, à moins que vous ayez des difficultés respiratoires;
  • Appeler avant de vous rendre chez un professionnel de santé ou aux urgences;
  • Si c’est possible, rester dans une pièce spécifique de votre domicile et utiliser une salle de bain séparée;
  • Rester en permanence à une distance d’au moins 2 mètres des autres personnes de votre foyer;
  • Limiter, voire éviter le contact avec les animaux domestiques. Si vous devez prendre soin de votre animal de compagnie, porter un masque et lavez-vous les mains avant et après le contact;
  • Nettoyer et désinfecter les surfaces de votre chambre et votre salle de bain d’isolement;
  • Se laver souvent les mains à l’eau et au savon pendant au moins 20 secondes;
  • Utiliser un gel hydro-alcoolique pour les mains si vous ne disposez pas de savon et d’eau;
  • Aérer la chambre d’isolement pour faire re-circuler l’air, et éviter d’utiliser les climatiseurs;
  • Les personnes qui ont été en contact étroit avec un cas positif devront guetter la survenue des symptômes pendant une durée de 14 jours.

« La décision de la fin de l’isolement doit être prise en consultation avec le médecin ou le centre de santé assurant le suivi du patient. »

Prise en charge en milieu hospitalier pour les cas sévères

« Pour les personnes qui ont des signes un peu plus sévères, avec des difficultés respiratoires potentiellement, elles seront orientées vers une structure hospitalière publique ou privée, pour une hospitalisation, afin de les mettre sous oxygène, en plus du protocole national de prise en charge, qui reste le même partout, qu’il s’agisse d’hôpital public ou de clinique privée », nous confie Pr. Moutaouakil.

« Le médecin va suivre les malades pendant toute une période, surtout pendant la première semaine et le début de la seconde, puisque les cas peuvent s’aggraver au cours de l’évolution de la maladie ».

« Les patients peuvent ainsi parfois avoir besoin d’oxygène. Ils sont donc hospitalisés dans une unité de soins intensifs, pour leur délivrer de l’oxygène soit de façon invasive ou non invasive, accompagnée du traitement habituel».

Le ministère de la Santé précise que sont pris en charge en milieu hospitalier :

  • Les cas asymptomatiques ou symptomatiques bénins avec un ou plusieurs facteurs de risque ;
  • Les cas modérés, sévères ou critiques ;
  • Les cas bénins initialement pris en charge à domicile et dont l’état de santé s’est aggravé.

Les critères d’admission en soins intensifs sont les suivants:

  • SpO2 < 92% sans signes d’insuffisance respiratoire sévère ;
  • Patient covid positif présentant un état clinique nécessitant une surveillance continue (comorbidité décompensée …).

Pour ce qui est de l’admission en réanimation, elle se fait en présence de l’un des critères suivants:

  • Besoin de ventilation invasive ou non invasive (SpO2 < 90% avec signes d’insuffisance respiratoire sévère, SpO2 < 92% sous 8l/min d’O2 ou sous masque haute concentration depuis plus d’une 1 heure, …);
  • Présence d’autres défaillances aiguës mettant en jeu le pronostic vital.

Notre interlocuteur nous précise que «ces cas graves sont désormais pris en charge dans la majorité des cliniques privées et hôpitaux publics». Il souligne toutefois que ces hôpitaux sont, dans un premier temps, choisis selon la zone d’habitation du patient. Par exemple l’hôpital de Hay Mohammadi pour les personnes habitant à Hay Mohammadi, l’hôpital Sekkat pour les gens d’Aïn Chock… « Si une structure est pleine, les patients sont dirigés vers d’autres structures », conclut-il.

« Pour ce qui est des cliniques privées, il n’existe pas de liste officielle d’établissements pouvant assurer le suivi des cas suspects et la prise en charge des cas positifs », ajoute notre seconde source, rappelant ainsi « la polémique relative à la tarification des séjours en réanimation et en unités de soins intensifs lors de la vague précédente, au même moment que d’autres citoyens recevaient une prise en charge gratuite dans les structures publiques ».

« Néanmoins, l’implication du secteur privé dans la prise en charge des cas Covid-19 a boosté les capacités en lits de soins intensifs et de réanimation et a contribué activement à la limitation des décès à travers une prise en charge répondant aux normes en vigueur », conclut-il.

Voici la mise à jour du protocole national thérapeutique Covid-19

Covid. Ait Taleb appelle au strict respect des protocoles thérapeutiques par les cliniciens

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