Automobile. Comment le groupe Renault prévoit d’atteindre 80% d’intégration locale à l’horizon 2025

Le groupe Renault s'engage à atteindre un taux d'intégration locale de 80%, et un chiffre d'affaires de 2,5 milliards d'euros d'ici 2025, puis de 3 milliards d'euros à terme. Comment ces objectifs seront-ils atteints, et quels sont les segments qui seront développés pour les atteindre ? La réponse.

Crédit photo: Médias 24

Automobile. Comment le groupe Renault prévoit d’atteindre 80% d’intégration locale à l’horizon 2025

Le 28 juillet 2021 à 17h11

Modifié 5 août 2021 à 10h11

Le groupe Renault s'engage à atteindre un taux d'intégration locale de 80%, et un chiffre d'affaires de 2,5 milliards d'euros d'ici 2025, puis de 3 milliards d'euros à terme. Comment ces objectifs seront-ils atteints, et quels sont les segments qui seront développés pour les atteindre ? La réponse.

Le constructeur automobile Renault Group Maroc a annoncé, mardi 27 juillet, en marge de la cérémonie de signature du renouvellement des accords qui le lient au Maroc, de nouveaux objectifs en terme d’intégration et de sourcing local, dans le cadre du plan d’accélération industrielle, visant à consolider son écosystème sur la période 2021-2030.

D’ici 2025, le groupe s’engage à atteindre un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros en sourcing local, avec une cible de 3 milliards d’euros à terme, ainsi que 80% d’intégration locale.

Marc Nassif, patron de Renault au Maroc, a expliqué à Médias 24 que « le taux d’intégration et le chiffre d’affaires, c’est le même combat. Le taux d’intégration va nous permettre d’atteindre le chiffre d’affaires ».

« Pour atteindre le taux de 80% d’ici 2025, il existe trois leviers. Le premier, sur les industrialisations actuelles, et auquel on procède ces dernières années depuis 2016, c’est d’ouvrir la palette, et faire venir de nouveaux fournisseurs, ou booster les fournisseurs actuels, afin d’acheter des technologies qui n’existent pas au Maroc, ou à partir de pièces qui existent au Royaume, fabriquer celles que l’on achète de l’étranger ».

Le second « est par le biais de nouveaux projets » notamment de véhicules à haute valeur technologique des marques de Renault Group, dont M. Nassif s’est gardé de dévoiler les détails. « Si nous vous parlons de ces projets, nous les révélerions  à la concurrence, chose que nous ne souhaitons pas faire aujourd’hui ».

Le troisième levier, « est de pousser les feux sur ce que les usines, en particulier d’Europe du Sud et d’Amérique Latine, achètent du Maroc« .

« Lorsqu’on combine ces trois éléments, pour la production locale on ira vers les 80% et pour le chiffre d’affaires sourcé, on arrivera à cibler les 3 milliards d’euros ».

Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, a pour sa part expliqué, lors de la conférence organisée mardi 27 juillet 2021, que pour atteindre le taux de 80% d’intégration locale, « nous devons entrer dans le dur. C’est-à-dire fabriquer, par exemple, un pare brise au Maroc. Cela se fait actuellement à Kénitra par AGC, leader japonais dans le secteur, mais à partir de verre importé de l’étranger ».

« Si l’on veut faire de l’intégration pour monter en taux d’intégration locale, il faut partir de la silice, le sable, jusqu’à la fabrication du verre, et puis du pare brise. C’est ce type d’intégration en profondeur qui est nécessaire. »

Il a ainsi rappelé qu’aujourd’hui, les voitures qui sortent du Maroc disposent d’un taux d’intégration de 60%, et 80% sont destinées à l’Europe ».

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