Taux élevé de chômage au Maroc : le FMI inquiet

Dans sa dernière étude sur les perspectives de croissance de la région Mena, le FMI réclame des actions décisives pour faire baisser un taux de chômage élevé au Maroc, véritable bombe à retardement sociale.  

Taux élevé de chômage au Maroc : le FMI inquiet

Le 7 mai 2014 à 16h08

Modifié 11 avril 2021 à 2h35

Dans sa dernière étude sur les perspectives de croissance de la région Mena, le FMI réclame des actions décisives pour faire baisser un taux de chômage élevé au Maroc, véritable bombe à retardement sociale.  

Alors que sa directrice générale, Christine Lagarde, vient de débuter une visite officielle de 3 jours au Maroc, le FMI publie une étude sur la région Mena. Il constate des signes encourageants, tels que la reprise des exportations soutenues par une croissance mondiale, et notamment européenne, plus forte.

Dans le cas du Maroc, le FMI souligne en particulier les efforts de diversification de l’économie marocaine qui ont permis d’accroitre les exportations et d’attirer des investissements étrangers à forte valeur ajoutée.

Cependant, les pays importateurs de pétrole, dont le Maroc fait partie, devraient connaître, selon le FMI, une nouvelle année de croissance mitigée. En effet, la transition politique toujours en cours et la crise en Syrie ont entamé la confiance des investisseurs et l’incertitude politique et les tensions sociales font encore reculer l’investissement privé.

Bien que relativement épargné par les troubles qui ont agité les autres pays de la région, le Maroc, avec un taux de chômage désormais à 2 chiffres (10,2% selon les derniers chiffres du HCP), fait tout de même partie des pays en transition qui ont besoin, selon le FMI, d’actions décisives pour transformer leur économie et la rendre plus dynamique et plus apte à créer des emplois et de la croissance.

Pour cela le FMI recommande deux types d’actions :

1. Maintenir la stabilité et soutenir la croissance de moyen terme : il est primordial de trouver un « fiscal space », que ce soit grâce à des dons additionnels ou à une réforme des systèmes inefficients de subventions, pour accroitre l’investissement public et les dépenses de santé et d’éducation, tout en maintenant la dette publique à un niveau soutenable. Seuls les projets aptes à renforcer les perspectives de croissance doivent cependant être considérés ;

2. Engager des réformes pour stimuler l’investissement privé et la création d’emplois : les principaux obstacles à combattre selon le FMI sont l’inefficacité de l’administration et la corruption, les systèmes fiscaux qui ne soutiennent pas la compétitivité, les fortes subventions de l’énergie qui introduisent une distorsion en faveur des industries intensives en énergie au détriment des emplois, les difficultés d’accès au financement, la faible participation des femmes à la population active, et la réglementation du travail.

Si certaines mesures doivent sans doute attendre un retour à un climat social moins tendu, d’autres en revanche pourraient être mise en œuvre dès maintenant pour restaurer la confiance, notamment les réformes ayant trait à la réglementation des affaires, l’amélioration des procédures douanières et l’approfondissement de l’intégration commerciale.

Ces thèmes de l’emploi des jeunes, de la croissance et de l’équité dans les pays de la région seront d’ailleurs débattus lors de la Conférence régionale de Haut niveau organisée les 11 et 12 mai à Amman (Jordanie) où se rendra Christine Lagarde en quittant le Maroc.


 

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